lundi 20 avril 2009

Shan Sa, La Joueuse de Go.


J’ai beaucoup aimé le livre La Joueuse de Go, la première raison étant la façon d’écrire de l’auteur, son « style ». Les personnages sont attachants et ont notre âge ce qui rend l’histoire plus prenante. De plus l’histoire en elle-même est belle, et la manière dont les points de vue s’alternent contribue à rendre le récit plus vivant, ainsi qu’à nous montrer les différentes façons de voir la guerre sino-japonaise, selon les attaquants puis les victimes. J’ai aimé La Joueuse de Go car dans ce livre, deux personnes que tout oppose vont se réunir autour d’un jeu, apprendre à se connaître et finalement découvrir ce qu’est le véritable amour.

Lou-Andrea


S’il fallait « évaluer » ce livre, je lui attribuerai une note de trois étoiles sur cinq car je trouve intéressante cette narration alternée entre la jeune chinoise et le militaire, qui nous rappelle le déroulement d’une partie de go. Au début, les histoires de la Chinoise et du Japonais sont différentes, puis au fil de l’histoire elles se rapprochent jusqu’à avoir la même fin. Ce qui est dommage, c’est l’irrégularité des chapitres qui peuvent faire une page ou une dizaine de pages. Malgré ce léger point négatif, je vous recommande la lecture de cette œuvre.

Jonathan


C’est un plaisir de lire des ouvrages tels que La Joueuse de Go de Shans Sa. Un roman fort bien écrit, et facile à lire même si le début est répétitif et quelques péripéties prévisibles. Une histoire qui met face à face deux civilisations opposées, celle du Japon, moderne et conquérant, et celle de la Chine traditionnelle représentée par une jeune championne au jeu de Go. Malgré l’absurdité et l’atrocité des combats, l’auteur parvient tout de même à séduire le lecteur en dévoilant les sentiments de la jeune fille. Certes, le dénouement est triste, mais je vous conseille vivement ce roman qui, sans aucun doute, vous fascinera.


Corentin

Amélie Nothomb, Stupeur et Tremblements.


C’est un roman autobiographique, car de nombreux traits de caractère sont communs au narrateur et à l’auteur.

Amélie a vécu une partie de son enfance au Japon car son père était un ambassadeur belge en poste dans ce pays. Plus tard, elle décroche un poste d’interprète dans une grande firme, mais elle sera très vite confrontée à la rude réalité du monde entrepreneurial où la course à la perfection fait rage et où les plus faibles n’ont pas leur place. Face à cette réalité, notre héroïne sera d’abord soulagée par l’arrivée de Fukui, sa supérieure, chez qui elle admire tout. Mais peu à peu, l’enchaînement de petites erreurs entraîne la descente aux enfers d’Amélie. Son quotidien sera ramené aux tâches les plus basiques, sa vie étant désormais ponctuée par la distribution de courriers, de photocopies ou même de cafés… Puis viendra l’archétype de l’échec professionnel en entreprise : Amélie sera obligée de récurer les toilettes et d’en changer les rouleaux, tâche bien plus dégradante que celle qui consiste à être au chômage, surtout si l’on sait quel poste elle occupait au début de ses mésaventures.

Pour ma part, j’ai détesté ce livre car je n’ai aucunement adhéré à l’humour de l’auteur qui me semble reposer sur des clichés et des préjugés autour de la société salariale des Japonais, clichés que je juge abjects. Le personnage reçoit le titre de « gaijïn » au début de l’histoire, mais ne fait aucun effort afin de se normaliser son « statut », se plaignant qu’on la considère comme une étrangère alors qu’elle ne cherche pas vraiment à connaître la culture japonaise et se raccroche inlassablement à son modèle occidental : apparemment l’adaptation n’est pas de mise chez l’héroïne ! Par ailleurs, le Japon, ou, plus précisément, son univers du travail étant les sujets principaux de ce livre, j’ai trouvé curieux que l’auteur ait rendu « aphones » tous les personnages japonais, ne leur donnant la parole que pour exagérer à plaisir la caricature. Ce qui m’a paru le plus bizarre, c’est de voir comment Stupeurs et Tremblements a pu être jugé humoristique et bien écrit au point de recevoir un prix. Bref, ce livre m’est resté en travers de ma gorge, car il me semble que l’auteur rit d’un sujet qui n’est pas maîtrisé, comme me le montre son récit d’expérience peu développé, comme nous le montre également sa maigre vision du Japon en général.

David

dimanche 19 avril 2009

Albert Camus, La Peste.


C’est un livre écrit en français facile d’accès, sans termes difficiles, a part peut être le vocabulaire médical, qui cependant n’est pas extrêmement présent. A la lecture de ce livre on rencontre peu de grands passages descriptifs, ce qui empêche le lecteur de s’ennuyer et de se perdre dans le cours de l’histoire, et ce qui facilite également la lecture. Le premier chapitre de la première partie fait partie du livre mais apparaît comme une sorte de préface longue, ennuyeuse et très difficile à comprendre. Mais passé ce chapitre la lecture devient plus fluide. L’histoire en elle même est plutôt intéressante car elle relate des faits qui se sont bel et bien produits, à savoir l’étendue de la peste et les dégâts qu’elle à causés. Ce n’est pas une biographie de la peste mais vraiment un roman monté de toutes pièces, basé cependant sur un problème historique. Ce qui m’a frappé dans ce livre c’est la difficulté des personnages a appeler la maladie pas son nom par peur de celle-ci. La seule difficulté que l’on peut rencontrer est qu’il faut bien mémoriser chaque personnage mentionné au début de roman car ils vont poursuivre toute l’histoire avec nous. Ce qui m’a particulièrement plu dans ce roman c’est que tout au long de l’histoire le narrateur est anonyme : il ne nous révèle son identité par le biais d’un autre narrateur qu’a la fin du livre, ce qui est intriguant. Ce que j’ai moins aimé c’est justement l’alternance entre ces deux narrations : tantôt c’est l’auteur qui parle, tantôt l’un des personnages, à savoir le médecin de la ville d’Oran : Rieux. Ce style de narration entrecroisée m’a déconcertée. Personnellement j’ai préféré la narration interne. En bref ce livre m’a plutôt plu même si j’ai eu peur, lorsque j’ai lu le premier chapitre de la première partie, que tout le roman soit aussi compliqué. Mais au final, j’ai été agréablement surprise.

Alisson

Albert Camus, L’Etranger.


L’étranger d’Albert Camus n’est pas pour moi un roman intéressant car je trouve que le héros, c'est-à-dire Meursault, est trop indifférent. En effet, celui-ci ne ressent rien quand il apprend le décès de sa mère, il ne ressent rien quand il est condamné à la peine de mort pour avoir tué un homme.

De plus, le début de ce roman est pour moi trop direct car on apprend dès la première phrase que sa mère est morte. Le lecteur ressent tout de suite de la tristesse et de la déception envers le personnage.

D’autre part, je n’apprécie guère la façon dont est présentée la justice ; le tribunal se moque complètement de l’opinion du personnage et le juge coupable à cause de son indifférence envers sa mère qui est morte, mais pas pour le crime qu’il a commis.

En somme, ce n’est pas le style de l’auteur, mais l’histoire, et surtout le héros, qui reste indifférent face à ce qu’il lui arrive, qui m’ont le plus déplu.

Argunita

Romain Gary (Emile Ajar), La vie devant soi.


La vie devant soi est un roman dont l’auteur invente un style plus neuf. Il parle dans un genre familier mais sans argot.

C’est avec ce langage que l’auteur suscite une émotion. Ce langage familier crée un effet plus réel car l’histoire est celle d’un enfant, et les personnages qui l’entourent sont de milieux, de langues, différents et n’ont pas tous eu accès à l’école. Ce langage familier nous rapproche des personnages.

Mais ce livre montre aussi une réalité. Il y a le reflet de la pauvreté des quartiers. On voit le racisme, les personnages ont tous des origines différentes et pourtant sont tous liés par une même personne, Madame Rosa. C’est une femme juive qui a vécu lors du nazisme. Elle vit avec la hantise qu’on la ramène dans les camps.

Pour finir ce n’est pas un livre de culture, d’histoire mais je pense qu’il est toujours bon de l’avoir dans sa bibliothèque. C’est un enrichissement de l’esprit et de la pensée avec une mise en regard de certaines vérités et réalités… L’auteur fait passer à travers ces personnages banals et ordinaires leurs sentiments, que l’on partage avec eux : il nous montre que leur vie médiocre peut être illuminée par l’amour réciproque.

C’est pour tous ces points positifs que j’ai apprécié ce livre qui se lit facilement mais qui n’en fait pas pour autant une lecture jeunesse.


Agathe A.

Boris Vian, L’Ecume des Jours.


C’est à l’occasion d’un petit tour au « Salon du Livre et des Vieux Papiers » que j’ai découvert les diverses œuvres de Vian, dont l’incontournable Ecume des jours, livre que tous les adolescents portent quelque part perdu dans leur poche. Je me défoule donc en vous parlant de L’Ecume des Jours, qui entre par la grande porte dans mon top 10 !

Il est difficile de parler d’un tel monument, sur lequel tout a été dit, redit et réécrit …

Publié en 1947, par un jeune écrivain de ving-six ans, ce livre est resté étonnamment actuel et n’a pas pris une ride … Il s’agit avant tout d’une histoire d’amour, belle et fugace comme une aile de papillon ou une étoile filante. Chloé et Colin vivent dans un monde à leur mesure, poétique et imaginaire, assorti à l’univers de Vian, où jazz et philosophie cohabitent gaiement. L’auteur nous envoûte avec des mots, des objets et des images que lui seul sait faire vivre et qui rendent ce roman vraiment magique.

Ne vous laissez pas décourager par son pedigree intimidant d’œuvre littéraire majeure : il se lit très vite car peu épais et est vraiment passionnant.

Pierre

samedi 18 avril 2009

Jules Verne, Voyage au centre de la Terre.


Jules Verne est un auteur du XIXème siècle. Il naît à Nantes le 8 février 1828 et meurt en 1905. Son but : « Résumer toutes les connaissances géographiques, géologiques, physiques, astronomiques, amassées par la science moderne. » On peut classer les romans de Jules Verne selon différentes connaissances scientifiques comme la géologie pour Voyage au centre de la Terre, et différents éléments ici : l’air, la Terre, l’eau et le feu.


Comment vous rendre jusqu’au centre de la Terre ? Et pourquoi ?

C’est ce qui arrive à trois personnages attachants : Le professeur Lidenbrock, Hans et le neveu du professeur : Axel.

Venus chercher des réponses aux questions qu’ils se posaient concernant la géologie, ils vont découvrir une chose extraordinaire dont ils n’avaient jamais imaginé l’existence. Un monde au cœur au cœur du nôtre : Les entrailles du globe.

Pour cette aventure, ils devront surmonter plusieurs épreuves, comme une chute dans le cratère d’un volcan, la traversée en radeau sur un océan peuplé de créatures aussi horribles les unes que les autres.

Comment vont-ils s’y prendre ? Et surtout vont-ils y parvenir ?


J’ai adoré cette œuvre car les personnages y sont vraiment attachants et inoubliables. L’écrit de Jules Verne est passionnant et attachant car il y règne une atmosphère humoristique et fantastique. L’œuvre est écrite d’une telle façon que l’on en vient à s’identifier et à se prendre pour les différents personnages du livre. Les aventures que le professeur Lidenbrock et ses compagnons vont vivre nous font entrer dans un monde totalement différent dans celui dans lequel nous vivons.

Certains passages ont cependant tendance à être trop longs avec beaucoup de descriptions. Je recommande cette œuvre à tous ceux qui veulent vivre une aventure hors du commun et qui aiment rêver et imaginer. Cette œuvre est une très grande réussite qui se lit avec beaucoup de plaisir et de facilité.

Lauriane


J’ai trouvé tout au long de ce roman que l’aventure des personnages était vraiment fascinante. Les héros sont tous différents mais très attachants, comme par exemple le narrateur, le neveu du professeur Lidenbrock, qui est un personnage assez pessimiste au début : pendant une grande partie du voyage, il va essayer de raisonner son oncle et de l’inciter à revenir à la surface de la Terre… jusqu’à ce qu’il découvre le nom d’ « Arne Saknussemm » gravé sur un roc, après avoir traversé une mer intérieure. C’est à ce moment qu’il reprend confiance en lui et qu’il prend part à l’aventure avec un grand optimisme.

Il y a aussi un passage qui m’a beaucoup plu, lorsqu’Axel découvre la clef du message du grand savant : « Descends dans le cratère du Yokul de Sneffels que l’ombre du Scartaris vient caresser avant les calendes de juillet, voyageur audacieux, et tu parviendras au centre de la Terre. Ce que j’ai fait. Arne Saknussemm. » (Chapitre III)

Enfin je trouve ce livre très instructif dans la mesure où un grand nombre de termes scientifiques y sont employés.

Et n’oubliez pas, si un jour vous voulez descendre au centre de la Terre, vous pouvez toujours lire le livre et suivre toutes les instructions de Jules Verne…

Sarah